Françaises, Français
Lensoises, Lensois
Footeuses, footeux
Mon ex-tour de contrôle devenu incontrôlable
Mesdames et Messieurs les jurés et juges de touches
Président Gervais
Public chéri de la Marek
Mon Amour.
Bonjour ma hargne, salut ma colère et mon Alou … bouche-trou.
Quoique de ma colère spontanée et justifiée d’un beau jour de juillet 2006 où j’ai appris le départ de notre immense Lensois international, monsieur Alou Diarra pour les terres Aulasiennes, il ne reste rien, pas la moindre rancœur, pas un soupçon d’amertume. Je dirais même qu’aujourd’hui cette grande ire s’est transformée en fou rire et que seul le RC Lens s’en sort grandi. Les 6,25M€ d’indemnités de transfert aidant.
Monsieur Diarra Alou, vous êtes né le 15 juillet 1981 à Villepinte, eh oui c’est dur les lendemains de fête !
Vous êtes donc cancer ascendant cocker et vous avez préféré le football au tir à l’ARC, Crozemarie l’a échappé belle…
Signe particulier : saute les cases.
Cet homme mesdames et messieurs les jurés, qui stagne aujourd’hui sur le banc Lyonnais ou le cul du gratin Rhodanien ne s’écrasa pas avant le sien même pas celui des Christophe Delmotte ou autre Pierre Laigle, ce morne avide de jeux numéraire et pécuniaire, est boursouflé d’idée reçue comme « un Diarra peut en cacher un autre »
Mais réfléchissons un peu, quelles différences y a-t-il entre un Diarra Français et un Diarra Malien ?
Notre Diarra, ici présent est un joueur noir de type Seine et Marnais, voila qu’il saute déjà sa première case, africaine en l’occurrence. Mahamadou joue aujourd’hui dans un grand club Espagnol et Alou cire le banc de touche d’un grand club Rhône Alpin. Bon c’est vrai j’exagère, il a tout de même était titulaire a quatre reprises sur 17 journées de championnat et quatre fois remplaçant, d’où son surnom de monsieur 88ème.
Après des débuts fracassants avec Louhans Cuiseaux ou il joue 3 matches avant de sauter la case L1, envoûté par les sirènes de l’étranger qui le mènent au Bayern de Munich pour y réaliser zéro match en deux ans. N’y voyez aucun propos raciste mais il était chocolat le bavarois ! Il décide donc de booster sa carrière en se rendant dans la ville des scarabées : Liverpool ou sa rencontre avec Gérard Houiller sera déterminante, puisqu’il ne jouera aucun match en trois ans.
Prêté au Havre puis à Bastia, c’est enfin en Artois qu’il commence à jouer au football au point de devenir cireur du banc de l’équipe de France. Son gonflement céphalique le contraint rapidement a sauter la case expérience pour aller sur la case départ de Lens et toucher les 20 000 francs par demi-journée de travail. Je sais, c’est dur à entendre pour la France d’en bas, cette vermine populacière incapable de verser ses allocations chômage pour indemniser convenablement ses artistes footballistiques. Alou déclare même : « Sortez-moi de là, je suis une célébrité ».
La suite, vous la connaissez, sa tendance masochiste le pousse de nouveau vers Gérard Houiller qui fidèle a ses convictions, ne le fait toujours pas jouer en attendant sûrement de le prêter à Créteil ou Clermont foot, histoire qu’il fasse le même parcours que son idole Bernard Diomède.
Monsieur Diarra Alou, vous avez fait autant pour le football que l’équipe magazine pour la non prolifération des journaleux décérébrés vomissants leur ignorance quotidiennement. Constitué uniquement de 70% d’eau, 30% de viande et d’os divers et 0% d’âme, vous n’avez certainement point de regret, mais rassurez vous car avec Nenad Kovacevic comme rival, vous ne seriez même plus titulaire en sang et or.
A 25 ans, j’ai quitté ma province
Bien décidé a empocher l’oseille
Le cœur léger et le bagage mince
J’étais certain de conquérir l’OL
Chez Domenech, le plus chic j’ai fais faire
Ce maillot bleu, avec le chiffre 18
Les bancs, les remplacements et les explications
On eut raison jusqu'à aujourd’hui
Je m’voyais déjà en haut de l’affiche…
Monsieur Diarra est donc coupable, mais sa carrière vous en convaincra mieux que moi.