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26.11.2007

L’alibiste : le Naming (épisode 1)

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Quand tous les jours de match commencent à se ressembler, c’est que les supporters ont cessés de s’apercevoir des lacunes de leur équipe, de la faiblesse du jeu, de la fébrilité de leur président, du défaitisme de leur entraîneur, de l’incompétente de leur direction et de la neurasthénie collective.

Beaucoup plus grave, si ces jours de match sont ainsi semblables dans la médiocrité et la non combativité, les uns aux autres c’est que le président et son staff ont cessés de s’apercevoir des bonnes choses qui se présentent dans la vie de leur club tant que Bollaert sera Bollaert.

Où est le trésor Lensois ?

Si le trésor est dans le naming, rebaptiser Bollaert en « Sensas stadium » ou «  Stade Tourtel » va faire gagner un peu plus d’argent au club mais si tu veux vraiment le trésor Artésien Gervais, alors ouvre simplement les yeux, va au match ailleurs que dans les loges VIP, regarde autour de toi et contemple ton trésor…

Fais l’expérience un jour, viens au match avec une petite cueillere dans laquelle tu mets un œuf et essaye de ne pas faire tomber l’œuf. La conclusion sera que tu passeras la soirée à regarder l’œuf sans observer la cathédrale Bollaert et ses chœurs au grand cœur  qui supportent, chantent, sourient et encouragent. Tu n’entendras pas les messages et les chants de tes fidèles, tu ne verras pas la beauté  des quatre tribunes bicolores et l’enthousiasme qui y règne. Tu ne verras rien de tout ça parce que tu étais concentré sur ton œuf. Aujourd’hui l’œuf c’est le panneau d’affichage, c’est lui qui fait monter ou descendre la valeur marchande de tes joueurs, les primes des droits de télévision, ou la vente de billets et produits dérivés.

Le trésor Sang et Or et son âme, c’est Bollaert. Est-tu prêt à vendre ton âme au diable du naming ?

Si tu t’y refuses, je t’accorde le péché de vanité car tu pourras te sentir fier de toi et étaler ta complaisance.

Si tu y succombes, ton argent ne te laissera jamais seul  et souvent en bien belle compagnie mais tu seras pourtant singulièrement prosaïque.

Bollaert a déjà écrit sa légende, à toi Gervais d’écrire la tienne. Tu peux être un homme riche sans avoir d’argent et un être pauvre les poches pleines.

Lucifer de Lens 

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